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Maison de l'université Jean Monnet

Enseignement supérieur : être et savoirs

Les fêtes passées, le réveillon digéré, les chocolats engloutis, les bonnes résolutions édictées, l’année s’avance et il est déjà l’heure, pour les lycéens, de faire leurs premiers choix d’orientation.
Où aller, à quels métiers se former, dans quelle filière passer ses prochaines années ? Sur le territoire, le choix est pléthorique. Car écoles prestigieuses et formations originales ne manquent pas… 

Une hausse de 35 % du nombre d’étudiants en 10 ans

Saint-Étienne Métropole compte plus de 28 000 étudiants

Et si on vous disait (écrivait plutôt) que la Métropole, en matière étudiante, était une bonne élève ? Et une élève, de surcroît, qui ne cesse de progresser ? J’en vois quelques-uns écarquiller les yeux au fond de la classe, et pourtant… Pour s’en convaincre, rien de tel que de recueillir l’avis de spécialistes, et de jeter un œil au classement des villes étudiantes établi chaque année par le magazine L’Étudiant.

Dans son dernier palmarès, Saint-Étienne effectue un bond, la plus grande progression de tout le classement, en passant de la 24e à la 18e place. Mieux, si on la compare aux villes de taille équivalente, Saint-Étienne devient… 4e !
Une progression qui s’observe dans les classements, mais aussi dans les chiffres. Aujourd’hui, plus de 28 000 étudiants sont inscrits dans l’un des établissements d’enseignement supérieur du territoire. En 10 ans, les effectifs ont ainsi bondi de… 35 %, faisant de Saint-Étienne la deuxième ville de la région avec la plus forte croissance de sa population étudiante !

Les facteurs de cette ascension

Ils sont multiples et, à n’en point douter, difficile à appréhender. Il y a, sans doute, tous les « à-côtés », qui rendent la vie étudiante plus facile et agréable : des logements peu chers, des transports à prix réduit, une vie culturelle riche, des loisirs à portée…

Il y a aussi, sûrement, ce qui fait le sel du territoire en matière d’enseignement supérieur : un large éventail de formations, la qualité des enseignements délivrés, l’excellence des laboratoires de recherche, un écosystème dense et des liens étroits entre entreprises et établissements.

Un ensemble d’aspects que la Métropole entend promouvoir et faciliter. Elle qui, pour ce faire, agit tous azimuts. Reprenons le fil…

Un éventail de formations élargi

Trouver une formation, c’est d’abord la chercher. Et sur le territoire, le choix est large. Pas question, ici, de faire un inventaire à la Prévert. Avec pas moins de 13 grandes écoles d’excellence nationale et une Université pluridisciplinaire, l’exercice s’avère impossible. Le mieux, pour s’y retrouver, reste les portes ouvertes, salons et forums. Ça tombe bien, la Métropole les soutient.

Organisé en novembre dernier au Parc des expositions de Saint-Étienne, le salon de l’Étudiant a rassemblé une centaine d’exposants et proposé un cycle de conférences pour permettre aux visiteurs de trouver leur voie. Succès public, il a attiré plusieurs milliers de visiteurs.
Le forum de l’enseignement supérieur se déroule, lui, chaque année en mars/avril. Et la Métropole le soutient, lui aussi.
En parallèle, Saint-Étienne Métropole est présente au salon L’Étudiant de Lyon pour faire connaître sa palette de formations d’excellence, nouer des contacts avec des formations qui ne seraient pas encore présentes ici, et promouvoir les nombreux atouts du territoire pour une vie étudiante épanouissante.

Des formations d’excellence

En plus de présenter et valoriser l’offre d’enseignement supérieur présente sur son territoire, la Métropole contribue à l’enrichir. Très attentive à l’épanouissement des établissements d’enseignement supérieur, elle promeut avec eux un dialogue constant. Une habitude d’échanges parfaitement intégrée et qui produit, entre établissements, de jolis fruits. Car, loin de se refermer sur leurs enseignements, ils sont nombreux à bâtir des ponts et à proposer, in fine, des formations croisées qui font la spécificité du territoire.
Et si la Métropole se garde bien d’intervenir sur le contenu des diplômes, qui reste l’apanage de chaque école, elle n’hésite pas à mettre la main à la poche pour favoriser le développement des formations qui font son originalité.

C’est ainsi que, depuis quelques années, elle a mis en place une fondation pour l’enseignement supérieur et la recherche, dotée de 500 000 euros par an. Son rôle ? Aider les établissements du territoire à amorcer de nouvelles filières qui n’existent nulle part ailleurs d’une part, et soutenir la recherche à travers des thèses ou posts-doctorats d’autre part.
L’idée, ici, étant de favoriser le passage de la recherche à l’innovation, et au final la création d’emplois sur le territoire, en permettant aux projets de recherche les plus prometteurs d’être concrétisés.

Formation enseignement supérieur
Centre des savoirs pour l'innovation - batiment des Forges
Centre des savoirs pour l'innovation - batiment des Forges

Des campus tout neufs

Des campus tout neufs Enfin, la Métropole accompagne les établissements dans la modernisation de leurs campus. Et en la matière, les projets se sont sensiblement accélérés. Il y a un an tout pile, le Centre des Savoirs pour l’Innovation (CSI) voyait ainsi le jour sur le campus Manufacture. Dans cet ancien bâtiment des Forges situé à proximité de la Cité du design, ont été redéployés les enseignements et la recherche de la Faculté des sciences et techniques de l’Université Jean Monnet (UJM). Près de 900 personnes, étudiants, doctorants, enseignants-chercheurs, chercheurs, personnels administratifs, y bénéficient de conditions optimales pour imaginer les innovations de demain. On y trouve un centre documentaire de nouvelle génération, plusieurs plateformes de R&D, une design factory, un incubateur, un hôtel à projets, etc.

Projets en vue

Cet équipement d’excellence sera bientôt complété par un CSI 2, qui lui fera face et dont les travaux viennent de débuter. Il devrait être inauguré fin 2023 et accueillir des salles d’enseignement et des laboratoires, l’ensemble formant un complexe propice à l’enseignement, la recherche, et à l’éclosion de futures pépites sur le territoire.

À une poignée de kilomètres de là, le campus Tréfilerie, berceau historique de l’université stéphanoise, connaît lui aussi une activité intense. Un ambitieux projet de réhabilitation vise à transformer le site en un campus d’envergure internationale, doté d’espaces d’enseignements repensés et/ou neufs, et agrémenté d’espaces de loisirs au bénéfice des étudiants et plus largement des habitants du quartier.

Futur campus Trefilerie

Quelques centaines de mètres plus à l’Est, c’est le campus de l’École des Mines qui voit lui aussi s’activer les engins de chantier.
Là, un nouveau bâtiment dédié à la recherche et au développement s’érige. À l’intérieur, une plateforme technologique unique en France permettra aux étudiants de l’École des Mines de se former à la fabrication additive métallique/céramique, et concevoir des alliages, fabriquer des prototypes. Imaginé à l’intersection de l’enseignement, la recherche, et ses applications dans l’entreprise, il permettra d’accompagner les PME, TPE et grands groupes dans leurs transformations numériques industrielles.

Tous ces projets, portés par les établissements, sont massivement subventionnés par la Métropole (à hauteur de 12,4 millions d’euros pour ces quatre chantiers), qui entend là soutenir leur développement, favoriser la formation d’excellence sur son territoire, et donner aux étudiants et aux entreprises, tous les outils pour réussir.