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Biodiversité

Préservation de la biodiversité : participez à l’atlas

Soucieuse de préserver la biodiversité sur son territoire, Saint-Étienne Métropole réalise son atlas. L’objectif : mieux la connaître pour pouvoir mieux la protéger. Vous pouvez y contribuer !

Partir à l’inventaire

Durant 2 ans, il vise à répertorier les espèces animales et végétales présentes sur le territoire afin de pouvoir mettre en place des actions précises et ciblées pour leur protection. La Métropole s’appuiera pour sa réalisation sur l’expertise de la LPO (Ligue de protection des oiseaux) et de FNE (France nature environnement), qui contribueront à la réalisation d’inventaires naturalistes de terrain, à la production de cartographie d’enjeux de biodiversité et à la production de publications.

Les habitants invités à participer

Les habitants de la Métropole sont eux aussi invités à s’impliquer dans la démarche, en participant à quatre enquêtes spécifiques sur :

  • les hirondelles et martinets,
  • les insectes.
  • la flore rudérale.
  • les écureuils et hérissons.

Ils peuvent reporter leurs observations sur le site web spécialement dédié : engageepourlanature.saint-etienne-metropole.fr 

Zoom sur l’azuré du serpolet, un petit papillon

Azuré du serpolet

L’azuré du serpolet (Phengaris arion) est un petit papillon patrimonial dont le dessus des ailes est bleu vif, bordé d’une bande sombre et tâché de noir.
Dans la Loire, les adultes peuvent être observés de fin juin à début août dans des milieux généralement bien ensoleillés comme les prairies ou les pelouses sèches.

Il s’agit d’une espèce protégée qui fait l’objet d’un plan national d’action (PNA) mis en œuvre pour les papillons menacés. Jusque dans les années 2010 à l’échelle du département, l’espèce était connue uniquement dans les gorges de la Loire amont (autour de Saint-Victor-sur-Loire).

En 2010, l’espèce était identifiée sur deux communes de la métropole (Unieux et Saint-Étienne). En 2022, la présence de l’azuré du serpolet est attestée dans 22 communes de Saint-Étienne Métropole !

Cette découverte est particulièrement intéressante puisque dans le reste de la France, les populations d’azuré du serpolet sont en forte régression.

Des espèces de fauvettes méditerranéennes en progression

Fauvette Passerinette © Bénédicte Canal LPO

Fauvette Passerinette © Bénédicte Canal LPO

Les fauvettes sont des petits oiseaux, des passereaux discrets qui restent cachées dans la végétation et qui sont repérés seulement par leurs chants et leurs cris. Les trois espèces recherchées, la Fauvette passerinette, la Fauvette pitchou et la Fauvette mélanocéphale affectionnent les secteurs de garrigues et de maquis dans le sud de l’Europe.
Les trois espèces ont été observées sur le territoire de la métropole en 2022, grâce à l’atlas. Plusieurs nouvelles communes, essentiellement dans la vallée du Gier, accueillent au moins une de ces espèces.

La Fauvette mélanocéphale est la plus répandue. Elle a été découverte sur 4 communes : Châteauneuf, Dargoire, Génilac et la Terrasse-sur-Dorlay.

La Fauvette pitchou a été découverte à Cellieu et la Terrasse-sur-Dorlay. Cette dernière commune est la seule semblant accueillir également la Fauvette passerinette sur le territoire de Saint-Étienne Métropole.
Par ailleurs, les Fauvettes pitchou et mélanocéphale ont été observées cet hiver dans les gorges de la Loire mais semblent ne pas encore y nicher.
L’aire de répartition des trois espèces remonte chaque année vers le nord de la France en raison du changement climatique. Il est donc fort probable que dans les années à venir ces espèces soient observées sur de nouvelles communes de la Métropole !

Sympetrum du piémont mâle

2 espèces de libellules découvertes

L’Atlas de la Biodiversité de Saint-Etienne Métropole a permis d’améliorer les connaissances de 8 espèces patrimoniales sur son territoire. Deux espèces de sympétrums viennent d’y être découvertes : le sympétrum du Piémont (Sympetrum pedemontanum) et le sympétrum déprimé (Sympetrum depressiusculum). Ce sont deux libellules dont le mâle est rouge, et la femelle et les jeunes jaunes et noirs. Les adultes peuvent être observés entre juin et septembre.

Ces deux espèces sont particulièrement rares. Le sympétrum déprimé est même classé « Vulnérable » sur la liste rouge des espèces menacées en Europe et « En danger » sur la liste nationale.
Dans notre département, elles n’étaient, jusqu’à maintenant, connues que dans les gorges de la Loire amont. Grâce à l’Atlas, la FNE Loire en a découvert une nouvelle population à Lorette à proximité du Gier. La reproduction y est même confirmée !

Une action qui complète le dispositif existant

La réalisation de cet atlas s’accompagne d’une série d’actions proposées sur le territoire : balades nature, concours, jeux, etc. afin de sensibiliser les habitants à la fragilité de l’éco-système et à la nécessité de le préserver.

Il représente un investissement de 300 000 €, financé à 80 % par l’Office français de la biodiversité.

Plus largement, c’est un signe supplémentaire de l’implication de la Métropole en faveur de la biodiversité, elle qui s’engage, au travers de son contrat vert et bleu, dans des opérations de plantation de haies, de restauration des cours d’eau, d’installation de passages pour les animaux, de restauration de corridors écologiques,…

Lauréate en 2020 du programme « Territoire engagé pour la nature », Saint-Étienne Métropole est bien décidée à poursuivre son engagement !

SEM engagée pour la nature