TOP
Cité Grüner

Tribunes libres Mai – Juin 2022

La rubrique Tribunes libres est ouverte aux conseillers métropolitains ou aux groupes de conseillers métropolitains. Ces textes, ainsi que toute autre forme de communication externe, n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

À quand un dispositif de rénovation énergétique ambitieux et volontariste ?

Saint-Étienne Métropole se targue de soutenir la rénovation énergétique des copropriétés. Pourtant, le dispositif n’est absolument pas à la hauteur des enjeux climatique et énergétique. SÉM pourrait choisir de cibler les logements les plus énergivores, de contacter les copropriétaires pour leur proposer des solutions concrètes. Une nouvelle fois, la collectivité attend que les copropriétaires viennent à elle.

Pourtant, des diagnostics qualitatifs du territoire existent : bilan des passoires énergétiques réalisé grâce à des caméras thermiques, cadastre solaire… Nous gagnerions à cibler les logements les plus énergivores et financer la rénovation en fonction des revenus des propriétaires, en participant de façon conséquente si nécessaire. Nous pourrions alors, et agir pour une vraie sobriété énergétique, et lutter contre l’exclusion énergétique des plus précaires.
Julie Tokhi, Conseillère métropolitaine écologiste, julie.tokhi@protonmail.com

Eau potable : rendez vous manqué pour une tarification plus juste

Le nouveau délégataire pour la gestion de l’eau à Saint-Étienne, la SAUR, s’est engagé à diminuer la déperdition d’eau sur le réseau. Pour préserver la ressource et favoriser un juste accès à l’eau pour tous, nous regrettons que la Métropole n’ait pas voulu activer un autre levier important : celui de la tarification.
Une cinquantaine de collectivités ont déjà fait le choix de pratiquer une tarification progressive en fonction des volumes consommés. Ainsi, à Dunkerque, les usagers ont vu baisser de 20 % le prix du mètre cube sur « l’eau essentielle » (volume correspondant aux besoins pour boire, se nourrir, se laver), tandis que « l’eau de confort » (pour remplir une piscine par exemple) coûte beaucoup plus cher. Cela permet ainsi d’associer deux préoccupations fondamentales : pouvoir d’achat et préservation de la ressource.
La Métropole manque un rendez-vous pour répondre à des enjeux qui relèvent pourtant de l’urgence…
Isabelle Dumestre, Laetitia Valentin

Comme chacun le sais, je m’attache à m’impliquer dans les dossiers métropolitains et notamment ceux qui impactent le quotidien des habitants. C’est dans cet esprit, que j’ai été particulièrement attentif au nouveau contrat pour l’alimentation en eau potable du secteur du Furan. Grâce à une nouvelle délégation de service public, la métropole enclenche un long processus de mutualisation global de la gestion de l’eau potable.
Sur le secteur du Furan, les 13 communes, qui représentent plus de la moitié des habitants de la métropole, disposeront d’un service d’exploitation qui garantira un rendement maitrisé, de nombreux investissements sur les réseaux et un nouveau service de télérelève. Le prix est également une bonne nouvelle puisque ce nouveau contrat permet d’aligner le prix des communes limitrophes à celui de Saint-Étienne. Par exemple, pour Villars, le prix va progressivement converger pour arriver à un montant inférieur de 49 % par rapport à celui d’aujourd’hui. Je tiens à saluer la vision du Président et de l’exécutif qui ont réussi le pari de la mutualisation grâce à laquelle les consommateurs comme les collectivités sont gagnants.
Jordan Da Silva, Maire de Villars, Conseiller métropolitain, Conseiller Départemental délégué, www.jordandasilva.fr

Un nouveau contrat STAS ambitieux mais des inquiétudes sur l’emploi

Le dernier Conseil métropolitain a permis le renouvellement du contrat de délégation du service public de transport. Celui ci comporte des avancées significatives : extension des horaires du tramway, correspondances optimisées avec le TER à Châteaucreux, amélioration du service handistas et du transport à la demande, création de nouvelles dessertes…
Nous serons vigilants, lors de la refonte du réseau annoncée en 2024, à ce que l’ensemble des demandes d’évolution portées par les habitants, soient étudiées et prises en compte. Toutefois, nous avons exprimé de vives inquiétudes sur l’emploi à la STAS, le délégataire, Transdev, entendant générer d’importantes économies en équivalents temps plein sur la structure, et la Métropole ayant demandé d’augmenter la productivité.
Une orientation inquiétante qui ne doit en aucun cas se faire au détriment de la sécurité des voyageurs ni de la qualité de vie au travail des salariés.
Pierrick Courbon, Ali Rasfi

Garder des espaces naturels et agricoles

Saint-Étienne Métropole est fortement consommatrice d’espaces naturels et agricoles. De 2000 à 2019, notre Métropole a gagné 4 453 habitants passant de 401 026 à 405 470. Durant la même période, notre Métropole a artificialisé 6 472 002 m². Le groupe écologiste travaille à partir de chiffres des organismes officiels. Notre métropole a vu sa population augmenter de 4 453 habitants pour une artificialisation de 6 472 002 m², c’est à dire plus de 1 300m² artificialisés par habitant nouveau, 3 fois la moyenne nationale.
Ce sont autant d’espaces agricoles et naturels qui disparaissent. Beaucoup de logements sont vacants, des zones industrielles issues
du passé sont vides. Notre métropole doit d’abord utiliser ces espaces délaissés dans la ville. Pour l’avenir et les générations futures,
Saint-Étienne Métropole doit apprendre à construire dans la ville et les villages déjà existants.
Olivier Longeon, Conseiller métropolitain écologiste, olivier.longeon@orange.fr

Depuis sa création Saint-Étienne Métropole, qui aujourd’hui figure parmi les 22 métropoles françaises est devenue un acteur essentiel du développement et de l’attractivité du territoire.
Le voeu exprimé très clairement par Michel Thiollière, Président – fondateur de faire une communauté de projets et non une tribune politicienne demeure l’ADN de la métropole.
Le souci des exécutifs successifs de maintenir la proximité, à chaque étape où la métropole a repris des compétences incombant aux communes ou au Département, rend Saint-Étienne Métropole incontournable aussi bien dans le quotidien de chacun que dans les projets portés par les communes.
Pour impulser la dynamique des territoires, les élus ont la chance de pouvoir s’appuyer sur des collaborateurs professionnels et attentifs aux besoins des 53 communes. A l’heure où la collectivité vient de négocier un accord avec les agents de la collecte,
je voudrais redire mon attachement au service au public que mènent de concert élus et agents.
Eric Berlivet, Maire de Roche la Molière, Conseiller métropolitain

Un projet métropolitain qui rate son objectif
Aujourd’hui, tout le monde sait qu’il faut agir vite contre le dérèglement climatique. C’est au regard de ces enjeux vitaux que les écologistes ont lu le projet métropolitain.
Certes, un jour, le Plan Local d’urbanisme devra planifier des objectifs. Mais un projet ambitieux pour Saint-Étienne Métropole nécessite un véritable plan de lutte contre le dérèglement climatique. Par exemple, notre agriculture devra s’adapter à la chaleur estivale et au manque d’eau. La patinoire est inutile, coûteuse et pas écologique. Le plan déchets n’est pas assez ambitieux. La décharge de Roche la Molière ne répond pas à tous les enjeux écologiques de recyclage et compostage.
Pour l’industrie, les écologistes souhaitent un vrai projet de Territoire à Énergie Positive qui permette aux entreprises locales de tester localement leurs inventions et fabrications en créant des emplois.

Olivier Longeon, Conseiller métropolitain écologiste

La sécurisation de l’approvisionnement en eau potable

Le faible niveau des réserves d’eau constaté est préoccupant. L’hiver particulièrement sec, n’a pas permis la recharge normale des barrages. Notre agglomération est essentiellement approvisionnée par des retenues artificielles. La principale d’entre elles est le barrage de « La Valette » situé sur le Lignon en Haute-Loire.
C’est un aqueduc de près de cinquante kilomètres qui conduit cette eau à l’usine de traitement de Solaure. Usine qui assure la mise aux normes sanitaires avant livraison chez les consommateurs.
Cette configuration particulière met en évidence l’importance de sécuriser cet aqueduc sur la totalité de son parcours. Nous demandons également à ce que le niveau des réserves soit rendu public en temps réel. Et que les citoyennes puissent siéger au comité de pilotage du service de l’eau pour garantir la transparence nécessaire sur le sujet.
L’eau, bien précieux, rare, et vital doit rester accessible à toutes et tous !
Jean Duverger, conseiller métropolitain écologiste, duverger.jean@gmail.com