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Cité Grüner

Tribunes libres Septembre – Octobre 2022

La rubrique Tribunes libres est ouverte aux conseillers métropolitains ou aux groupes de conseillers métropolitains. Ces textes, ainsi que toute autre forme de communication externe, n’engagent que la responsabilité de leurs auteurs.

En qualité de Maire, et donc employeur territorial, je suis favorable au dégèle du point d’indice des fonctionnaires. En effet, dans cette période de forte inflation et de baisse du pouvoir d’achat, je considère que l’augmentation des salaires est une bonne chose. En revanche, le dégel du point d’indice ne peut être déconnecté de la question des finances des collectivités territoriales.

Pour Villars comme pour notre métropole, cette décision de l’État représente une augmentation conséquente des dépenses de fonctionnement. C’est pour cette raison que, comme de nombreux collègues, j’ai alerté la ministre des Collectivités territoriales sur les conséquences financières d’une telle revalorisation pour les finances de ma commune tant les budgets sont aujourd’hui contraints et pour lesquels nous devons redoubler d’ingéniosité pour garantir un service public de proximité de qualité.
Ainsi, je demeure un Maire attentif au fait qu’à chaque nouvel objectif donné par l’Etat aux collectivités, les moyens financiers déployés soient en adéquation avec les ambitions annoncées et j’espère que le gouvernement saura assumer cette démarche d’augmentation des salaires en accompagnant financièrement les collectivités territoriales.
Jordan Da Silva, Maire de Villars

Pour un plan de protection de l’atmosphère ambitieux

SEM vient d’adopter le plan de protection de l’atmosphère (PPA), proposé par l’Etat pour améliorer la qualité de l’air. Parmi les réserves émises par la Métropole, on peut regretter celle qui traduit un manque de volontarisme pour répondre à l’ essor de la logistique urbaine. La livraison de marchandises sur le dernier kilomètre représente à elle seule 30 % de la pollution en ville. C’est un phénomène qui ne va aller qu’en s’aggravant, avec l’explosion du e-commerce qui va continuer à augmenter de 8 % par an d’ici 2030.
Au regard de l’impact de la pollution de l’air sur la santé, il serait cohérent avec le travail engagé à Saint Étienne pour développer un « Plan Cancer », de se saisir de cet enjeu. Aussi, nous regrettons le refus de s’engager pleinement, notamment par la conservation d’espaces en périphérie, qui donneraient à notre collectivité des perspectives pour mieux maîtriser l’organisation de la livraison dans nos villes.

Isabelle Dumestre, Laetitia Valentin

Un grand stade bien triste

Dur destin pour St Etienne, sa métropole et surtout l’ASSE descendue en seconde division. Même si nous l’avons déjà vécu, c’est dur. Le club de foot, c’est un des principaux emblèmes de la ville. Un symbole très fort, cher à tous les Stéphanoises et les Stéphanois. Comme tant d’autres, nous sommes blessés et espérons un retour très rapide au plus haut niveau de notre club, qui doit incarner les valeurs qui sont celles de la ville. C’est par l’engagement de chacun autour de ce fanion que St-Etienne retrouvera une part de sa gloire sportive.
Pour les écologistes, le club doit aussi incarner des valeurs d’éducation, populaire, c’est un travail de tous les jours pour le centre de formation, pour détecter et former des plus petits aux plus grands. C’est une formation qui doit aussi bien prendre en compte les valeurs sportives, l’esprit d’équipe ainsi que le vivre ensemble.
Le club doit aussi montrer l’exemple en matière d’écologie et notamment par la solarisation du stade.
Olivier Longeon, conseiller métropolitain écologiste de Saint-Étienne

Nos collectivités et plus particulièrement notre métropole dans le cadre de sa compétence de droit « développement et aménagement économique » accompagnent au quotidien les entrepreneurs qui créent par leurs activités emplois, richesses et attractivité.
Si la collectivité n’est qu’un facilitateur permettant les implantations, les extensions, elle intervient aussi pour impulser et soutenir, dans le cadre des politiques publiques, les initiatives entrepreneuriales.
Pour parvenir à cette cohérence, l’élu en charge de ce domaine joue un rôle essentiel.
C’est avec déception que j’ai appris la démission de Georges Hallary. Elu vice-président chargé de l’économie et des relations internationales, Georges Hallary, par son parcours, était unanimement apprécié.
Les économistes annonçant une année 2022 difficile, la Métropole doit rester attentive et à l’écoute des acteurs économiques.
Avec l’espoir, que la nouvelle vice présidente saura être aux rendez-vous des défis qui attendent notre territoire.
Eric Berlivet, Maire de Roche-la-Molière, Conseiller métropolitain

Investissements et situation macro économique : vers des choix douloureux ?

La situation économique mondiale (forte inflation, tensions sur les matières premières, envolée des prix de l’énergie…), conjuguée à des choix gouvernementaux bienvenus mais lourds de conséquences pour les finances locales (revalorisation du point d’indice des fonctionnaires, etc.), risque d’impacter fortement les budgets métropolitains dans les mois et les années à venir.
SEM sera sans doute contrainte de revoir sa copie concernant les investissements programmés lors du mandat, malgré la hausse de vos impôts (taxe foncière) décidée pour 2022, au pire moment qui soit et contre laquelle nous nous sommes régulièrement exprimés.
Nous avons invité l’exécutif à faire porter ces choix en priorité sur les projets les moins consensuels et les plus discutables, en particulier ceux dont l’intérêt social et territorial est moindre et dont le coût écologique est significatif, telle la patinoire.
Pierrick Courbon, Ali Rasfi

Question de priorités

Comme toujours, sur les questions environnementales, Saint-Etienne Métropole attend d’être contrainte pour commencer à agir : la mise en place tardive de la collecte séparée des biodéchets en est un nouvel exemple. La gestion des déchets à Saint-Etienne Métropole est près de 20% moins coûteuse qu’ailleurs en France. Selon l’exécutif, ce serait une bonne nouvelle. Vraiment ?
Au contraire ! Gaël Perdriau refuse toujours d’investir massivement dans la gestion des déchets, de doter les agents de moyens humains, techniques et fi nanciers pour mener à bien leur mission. C’est irresponsable envers les générations futures. Certes, une gestion responsable des déchets sur le territoire métropolitain, une prise en compte sérieuse des enjeux climatiques, une réduction drastique de la consommation énergétique du territoire, ce sera moins vendeur électoralement qu’une patinoire flambant neuve ou la transformation de la cité du Design en quartier commerçant.
A chacun ses priorités.
Julie Tokhi, conseillère métropolitaine écologiste de Saint-Étienne

La Métropole, l’Eau, les Citoyens

L’actualité de cet été a montré le besoin vital de sécuriser l’approvisionnement en eau de l’agglomération. Nous dépendons pour plus de 90% de l’eau de barrages.
L’élévation des températures aggrave le phénomène d’évaporation. Les marges importantes de sécurité existantes diminuent. Dans ces conditions, nous souhaitons que les habitants soient tenus informés en temps réel du niveau des réserves disponibles. C’est une façon transparente et responsable de les inciter à économiser l’eau.
Il paraît souhaitable que le prix de l’eau puisse dépendre de son utilisation. Remplir une piscine ou arroser un gazon est moins essentiel que d’assurer l’irrigation de cultures alimentaires par exemple. L’utilité sociale de l’eau est essentielle.
Un prix de l’eau fixé très bas quel qu’en soit l’usage n’est pas incitatif à économiser cette ressource vitale et rare. Il y a là, à n’en pas douter, une réflexion à mener de manière urgente pour une tarification progressive.
Jean Duverger, conseiller métropolitain écologiste de Saint-Étienne