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Produire l’énergie de demain

Aujourd’hui, les énergies fossiles représentent plus de 60 % de la consommation énergétique du territoire. Pour sortir de notre dépendance, Saint-Étienne Métropole développe des énergies plus locales et plus propres.
Un enjeu à la fois environnemental, économique et de santé publique.

Pourquoi relocaliser et décarboner l’énergie ?

Près de 90 % de l’énergie consommée sur le territoire est produite ailleurs (source : Rapport territorial de l’observatoire régional climat air énergie – 2025).

Cela représente une fuite de capitaux de plus d’un milliard d’euros par an, soit près de 3 millions d’euros par jour qui s’échappent pour régler la facture énergétique.

L’utilisation massive d’énergies fossiles a aussi d’autres conséquences néfastes et plus connues  :

  • la pollution,
  • l’atteinte à l’environnement et à la biodiversité,
  • la santé publique…

Décarboner l’énergie et la produire localement revêt donc un enjeu majeur.  Et cela pourrait avoir des conséquences bénéfiques sur de nombreux plans.

Mais comment faire ?

Vers un territoire à énergie positive

Depuis 2014, Saint-Étienne Métropole est engagée dans une démarche TEPOS, « territoire à énergie positive ».

L’objectif ? Élaborer un plan d’action à grande échelle, pour atteindre d’ci 2050, des objectifs majeurs :

  • diviser par deux la consommation,
  • multiplier par six la production locale.

Atteindre ces objectifs permettrait au territoire de viser 70 % d’autonomie énergétique ! Un chiffre considérable sachant qu’aujourd’hui ce ratio n’est que de 8,75 %.

Objectif : Produire localement 70 % de l'énergie consommée sur le territoire d'ici 2050

Définie sur le temps long, cette démarche se décline de manière opérationnelle dans les Plans climat, adoptés régulièrement pour des périodes de 6 ans. Le plan actuel date de 2019 et sera actualisé en 2026.

Une énergie propre et locale

Dans son Plan climat, la Métropole détaille les outils et dispositifs pour réduire la consommation, en misant sur la sobriété et l’efficacité. Parmi eux :

  • des aides pour améliorer l’isolation des bâtiments,
  • le soutien à l’adoption de modes de chauffage moins énergivores,
  • le remplacement des bus diesel du réseau STAS par des bus électriques ou biogaz,
  • les aides pour favoriser le passage à la mobilité électrique pour les particuliers et les entreprises,
  • l’élaboration de plans locaux d’urbanisme qui induisent des besoins réduits en matière de transports ou de chauffage.

Accélérer la production d’énergies renouvelables

En parallèle, la Métropole s’engage à augmenter la production d’énergie renouvelable locale. C’est dans cet objectif qu’a été créée, le 17 octobre 2024, la société d’économie mixte Énergies Vertes et Métropole (EVM).

EVM : futur producteur d’énergie local

Dotée d’un capital de 1,7 million d’euros, EVM a pour mission d’explorer tous les gisements possibles d’énergies renouvelables, y compris ceux délaissés par les acteurs privés.
Pour atteindre cet objectif, elle s’appuie notamment sur :

  • des outils et moyens dédiés,
  • une équipe de trois développeurs chargés d’identifier et de faire émerger des projets en hydroélectricité, solaire et biogaz, les trois ressources les plus prometteuses du territoire.

EVM pourrait devenir, d’ici quelques années, un solide producteur d’énergies renouvelables.