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Barrage de Soulages

Développer l’hydro-électricité

Parcouru de nombreux cours d’eau, doté de barrages, le territoire possède un réel potentiel hydro-électrique. Des gisements relativement modestes mais dont le nombre, important, représente un ensemble non négligeable.

Un gisement d’énergie

Près de 300 seuils sont implantés sur les rivières et leurs affluents sur le territoire. Des obstacles aménagés il y a des dizaines d’années pour utiliser la force motrice de l’eau, et alimenter en énergie les industries locales.

Progressivement abandonné avec l’essor des produits pétroliers, ce gisement d’énergie attire de nouveau les regards.

Et si on (ré)utilisait nos rivières pour produire de l’énergie ?

Saint-Étienne Métropole exploite déjà cette ressource, avec des turbines installées sur :

  • le barrage de Lavalette (Haute-Loire),
  • le brise charge de Roche-Corbière (une conduite qui achemine l’eau du barrage du Pas de Riot à la station de potabilisation de Solaure),
  • en entrée de la station de traitement de l’eau de Solaure.

10 sites potentiels

Elle continue à explorer ce filon et a déjà identifié 10 sites à potentiel.

Parmi eux, au moins 7 seuils présenteraient des caractéristiques compatibles avec une production hydro-électrique. Auquel s’ajoutent trois barrages d’eau potable :

  • Soulages (entre Saint-Chamond et La Valla-en-Gier),
  • Le Dorlay (entre Doizieux et la Terrasse-sur-Dorlay), 
  • Les Plats (Saint-Genest-Malifaux).

Trois barrages prometteurs

Pourquoi ces trois barrages ? Car leur débit réservé, soit le débit minimal d’eau qui s’écoule en permanence du barrage, est suffisamment conséquent pour y installer une turbine hydraulique et produire de l’électricité.
Ces 3 barrages fourniraient l’électricité équivalente à la consommation annuelle (hors chauffage) de plus de 300 foyers. Et ils permettraient ainsi d’éviter le rejet de près de 250 tonnes de CO² chaque année. Un apport loin d’être négligeable !

Les avantages

L’énergie hydro-électrique n’est pas intermittente. Elle nécessite des coûts de fonctionnement relativement modestes.

Enfin, l’installation de turbines hydro-électriques et de leurs équipements annexes n’impacterait pas le fonctionnement des barrages. Ils pourraient continuer à remplir leur rôle premier de fournisseur d’eau potable.

Ces projets représenteraient un coût cumulé d’environ 1,2 M€. Ce dernier serait amorti en 13 à 16 ans, selon les estimations les plus pessimistes.