Aménagement du Gier pour lutter contre les inondations
Saint-Étienne Métropole a réalisé un vaste chantier d’aménagement de la rivière Gier, notamment au niveau de l’ancienne verrerie Duralex à Rive-de-Gier, pour préserver la biodiversité et limiter les risques d’inondation. La dépollution du site se poursuit en 2026, en prévision des futurs aménagements.
Un lit douillet pour la rivière Gier
Le Gier est à l’origine de nombre d’épisodes d’inondations, car ayant souffert d’être trop canalisé pour les besoins de l’activité industrielle.
Saint-Étienne Métropole s’est portée à son chevet pour lui rendre un lit douillet, conforme aux débits observés en périodes de crue. L’objectif principal ? Limiter les risques d’inondation en laissant plus de place au cours d’eau.
Il s’agit d’un projet majeur pour Saint-Étienne Métropole, qui permet de redonner vie à un Gier malmené par l’activité humaine.
À Rive-de-Gier
Des travaux réalisés entre 2021 et 2024
Les travaux d’aménagement des berges du Gier ont débuté en 2021 par l’aménagement de l’entrée Est sur la friche industrielle Duralex.
Au programme de ces quatre années de chantier :
- 700 mètres de bords de Gier et 100 mètres de bords de Couzon reprofilés et réaménagés, avec l’extraction de 90 000 m³ de matériaux.
- 30 000 m² redonnés à la rivière, entre 30 et 50 mètres de largeur, triplant ainsi le lit du Gier. Il peut désormais s’écouler plus librement, même en cas de fortes pluies.
- 5 000 arbres et arbustes plantés, afin de végétaliser les berges.
- 800 mètres de voie verte créés le long du cours d’eau.
- Une cinquantaine d’habitations, une école et trois commerces désormais protégés de la crue centennale (une crue centenaire est une crue qui a une chance sur 100 de se produire chaque année).
- Un seuil de 2,6 mètres supprimé, permettant aux poissons de remonter le cours d’eau. Un collecteur d’eaux usées et un pylône haute tension ont été déplacés.
- La renouée du Japon, plante invasive, supprimée avec le rhizome, sa racine, facteur principal de contamination.
Grâce à tous ces aménagements, la biodiversité va pouvoir reconquérir le lit et les berges qui formeront, demain, des habitats favorables.
D’un montant de 11 M€, ce chantier s’est achevé fin 2024.
Lors de la crue du 18 octobre 2024, les aménagements ont porté leurs fruits. Les eaux de crue ont été contenues dans l’espace redonné à la rivière. Les érosions de berges sur les rives retalutées en pentes douces ont été très limitées.

Une dépollution traitée localement en 2026
Initiée en mars 2026, la dépollution du site se poursuit, en partenariat avec EPORA. Cette phase de travaux consiste à éliminer les traces de pollution de cet ancien site industriel en évacuant les terres polluées et les différents gaz présents dans le sous-sol.
Une opération qui permet également de libérer les terrains de toutes les anciennes fondations, afin qu’ils soient disponibles pour les futurs aménagements.
Essentielle, cette opération de dépollution est menée avec le souci de… polluer le moins possible. Les terres excavées sont concassées et triées sur place, réutilisées lorsque cela est possible. Les terres amenées sur site sont prioritairement issues d’autres chantiers de Saint-Étienne Métropole.
Résultat : moins de camions sur les routes, un coût plus restreint et une pollution moindre.
Le chantier sera ensuite suivie d’une phase de réaménagement définitif d’ici 2030.
38,5M€ pour prévenir les inondations
Ce chantier à Rive-de-Gier, tout comme celui réalisé à la Grand’Croix, vise à limiter les risques d’inondation du Gier tout en égayant ses berges et en préservant la biodiversité.
Ces travaux font partie du Programme d’actions de prévention des inondations (PAPI) du Gier, qui prévoit 38 actions sur 6 ans pour un budget global de 38,5 M€. Ils s’inscrivent également dans le cadre des contrats de rivières, qui bénéficient du soutien financier de l’État, de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse, de la Région, et du Département.

Saint-Etienne Métropole bénéficie également du soutien technique et financier de l’EPORA (Établissement public foncier de l’Ouest Rhône-Alpes), ainsi que de l’appui technique et opérationnel de Cap Métropole (Société publique locale d’aménagement).





