Transports : 3 questions à Christophe Faverjon
La mobilité est un enjeu fort pour des raisons écologiques mais aussi d’accessibilité. Christophe Faverjon, Vice-président chargé des mobilités et des transports à Saint-Étienne Métropole, vous explique les objectifs et les priorités des élus métropolitains pour ce mandat, en matière de déplacements.
Interview
Quels sont les objectifs de la Métropole en matière de transports ?
La mobilité est l’un des enjeux majeurs du mandat qui s’ouvre, pour plusieurs raisons.
D’abord, car c’est un levier essentiel de la transition écologique.
Nous avons vu cet été les conséquences du changement climatique, avec des épisodes de canicule à répétition. Chacun doit agir pour lutter contre ce changement climatique, en particulier la Métropole.
Le secteur des transports étant l’un des principaux émetteurs de CO₂, il faut développer les transports publics et les mobilités douces, pour contribuer à réduire les émissions de ce gaz à effet de serre.
Ensuite, parce que c’est une question d’accessibilité du territoire.
Nous souhaitons l’améliorer, ce qui implique de renforcer les transports publics aussi bien dans les territoires urbains que ruraux, et de développer le maillage de voies cyclables. C’est ce que nous faisons avec la montée en puissance du Plan vélo métropolitain.
Au cours des dernières années, la masse d’investissement a progressé pour atteindre un pic de 7 M€ investis en 2026. Notre ambition, c’est de poursuivre cette dynamique.

« Renforcer les transports publics, aussi bien dans les territoires urbains que ruraux. »
Quelles sont les priorités concernant le réseau Stas dans les prochaines années ?
L’événement majeur, c’est la gratuité des transports en commun tous les samedis, pour tous, sur la totalité du réseau Stas, à compter du 5 septembre.
Cette mesure répond à une triple ambition :
- redynamiser les centres-villes ;
- réduire les émissions de CO₂ en incitant le plus d’usagers possible à délaisser leur véhicule personnel pour les transports en commun ;
- augmenter le pouvoir d’achat.
Quel est le coût de cette mesure ?
Oui, on estime la perte de recette à environ 1,5 M€, auquel il faut ajouter un coût supplémentaire d’environ 1,5 M€ lié au renforcement de l’offre que nous souhaitons mettre en oeuvre pour accompagner la gratuité. C’est donc un coût global de 3 M€.
Mais ce coût sera contrebalancé par une augmentation de recettes par ailleurs.
Le pari que nous faisons, c’est qu’avec cette gratuité les samedis, de nouveaux usagers vont utiliser les transports en commun, constater la qualité de notre réseau et seront incités à l’utiliser au quotidien. On s’attend donc à une hausse de la fréquentation et des abonnements en semaine, et donc une hausse des recettes.
Nous ferons le bilan de cette expérimentation, qui s’étalera jusqu’au 31 décembre 2027, mais ce que l’on sait déjà, c’est que les territoires qui ont déjà mis en place des mesures similaires constatent une augmentation significative de la fréquentation des transports publics.




