Florence Laurent, la tête dans les étoiles
Installée à Valfleury depuis toujours, cette ingénieure optique a participé à la création d’un instrument unique au monde, installé l’été dernier sur un puissant télescope au Chili. L’ensemble pourrait permettre de découvrir de nouvelles étoiles, et surtout de réaliser une cartographie quasi complète du ciel de l’hémisphère sud. Une première !
1Originaire de Valfleury, qu’elle n’a jamais quitté, Florence Laurent a suivi des études secondaires (collège, lycée) à Saint-Chamond, et des études supérieures à Saint-Étienne, d’abord en physique à l’Université Jean-Monnet, puis en ingénierie à Télécom Saint-Étienne (à l’époque « Istase »).
2Elle réalise son stage de fin d’année au Centre de recherche astrophysique de Lyon.
Un laboratoire qu’elle ne quittera pas, y réalisant son doctorat, et étant aujourd’hui ingénieure de recherche, employée par le CNRS, dans ce même observatoire.
3Son rôle ? Construire des instruments pour équiper et rendre plus performants les télescopes.
« Les astronomes cherchent à observer entre autres des étoiles et des galaxies. Pour cela, ils conçoivent des idées scientifiques, que nous avons pour tâche de retranscrire dans des instruments optiques de très haute précision. »

4Un travail de (très) longue haleine.
« Tout doit être aligné à 10 microns près (un dixième de l’épaisseur d’un cheveu). Parfois il nous faut un mois pour mettre une pièce en face d’une autre ! En tout, une dizaine d’années sont nécessaires pour réaliser un instrument. »
5Elle a ainsi participé à la réalisation de 4MOST, installé cet été au Chili, dont les premières nuits d’observations scientifiques sont prévues dans les prochains jours.
« Cet instrument peut observer plus de 2 400 objets simultanément, et cela à un rythme inédit : toutes les 15 minutes. C’est extraordinaire. Les autres en observent beaucoup moins. »




