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Olivo, spécialiste des conteneurs isothermes

Depuis son usine de Roche-la-Molière, l’entreprise Olivo expédie chaque année 11 000 conteneurs isothermes jusqu’en Colombie, en Pologne ou à Singapour. Une performance née, un peu par hasard, de la passion d’un horloger pour la pêche à la barque.

Plus de 70 ans d’histoire

Tout commence dans les années 1950 : Jean Olivo, horloger italien installé à Roche-la-Molière, bricole une petite embarcation en résine polyester pour naviguer sur la Loire. Le succès auprès de ses amis le convainc d’abandonner les montres pour ce matériau alors révolutionnaire.

Une décennie plus tard, une rencontre avec la famille Guichard (Casino), en plein essor des produits surgelés et des supermarchés, donne naissance à ce qui deviendra l’ADN de l’entreprise rouchonne : le conteneur isotherme. Au fil des années, ce produit devient sa spécialité.

46

salariés

1956

date de création

11

M€ de chiffre d'affaires

Pour le transport des denrées périssables ou thermosensibles

Des conteneurs sans énergie extérieure

Aujourd’hui, Olivo conçoit donc des solutions de transport pour les produits alimentaires frais, surgelés, vaccins ou glace carbonique, dans des contenants de moins de 2 m3. Leur particularité ? Fonctionner sans énergie extérieure.
« Toutes nos solutions de froid sont des solutions passives. Il n’y a pas de moteur, pas d’énergie électrique ou fuel », résume Pascal Sénéclauze, dirigeant de l’entreprise.
Le froid vient de plaques eutectiques ou de neige carbonique. Les conteneurs sont fabriqués grâce au rotomoulage, un procédé industriel long et minutieux.

« Toutes nos solutions de froid sont des solutions passives. Il n’y a pas de moteur, pas d’énergie électrique ou fuel »

Un atout logistique

Pour les clients, l’intérêt est aussi logistique. Un même camion peut ainsi embarquer des marchandises à différentes températures, sans multiplier les véhicules frigorifiques. Les conteneurs peuvent ensuite être déposés directement dans les magasins, jusque dans les rayons, limitant les besoins en chambres froides.
Et comme ils ne possèdent pas de groupe frigorifique, ils permettent aussi des livraisons nocturnes silencieuses.
« On a la capacité de mutualiser tous ces flux, d’organiser des tournées bien plus optimisées », explique Pascal Sénéclauze.

Des conteneurs conçus pour durer

La grande distribution (Casino, Carrefour, Intermarché, Super U) représente 60 % du chiffre d’affaires d’Olivo, l’industrie 30 %, la santé 10 %, avec des clients comme le CHU de Saint-Étienne. Surtout, 70 % de la production part à l’export, aux quatre coins du monde.

Sur ce marché de niche, Olivo affronte une poignée de concurrents italiens, allemands et espagnols, avec un argument de poids : des conteneurs 20 % plus chers, certes, mais deux fois plus durables, parfois utilisés vingt ans. La qualité a un prix.

Une croissance en hausse et de nouveaux projets

Résultat : un chiffre d’affaires passé de 9,8 à environ 11 M€ entre 2025 et 2026, porté par le renouvellement des flottes de la grande distribution et l’essor des commerces de proximité.

Une croissance qui s’accompagne de nouvelles ambitions : recycler le polyéthylène des conteneurs en fin de vie et inventer de nouvelles sources de froid, moins dépendantes du pétrole.

Une belle manière pour l’entreprise rouchonne de fêter ses 70 ans tout en restant tournée vers l’avenir.

Métropolitain et fier de l’être

Sur le fronton de son usine, Olivo affiche quatre mots : « Durable, fiable, innovant et ligérien ».
En 2020, l’entreprise a saisi l’un des derniers grands terrains disponibles à Roche-la-Molière pour bâtir sa nouvelle usine.
« Il y a un attachement historique, mais aussi une masse de compétences incroyable autour de nous, dans la vallée de l’Ondaine et dans la région », explique Pascal Sénéclauze. 80 % de ses partenaires viennent d’Auvergne-Rhône-Alpes, dont la moitié de la Loire et de la Haute-Loire.