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Eau

Un nouveau contrat pour l’alimentation en eau potable de 13 communes

Dès octobre prochain, Saint-Étienne Métropole changera d’exploitant pour l’alimentation en eau potable de la ville de Saint-Étienne et de douze communes de sa couronne. Qu’on se rassure, pas d’évolution sur l’essentiel : l’eau coulera toujours au robinet et sera toujours d’excellente qualité. Et le prix n’évoluera pas, si ce n’est à la baisse pour certaines communes. Explications.

Carte des 13 communes - Nouveau contrat d'eau

Sont concernés les habitants des 13 communes suivantes : Saint-Étienne, La Gimond, Fontanès, Saint-Héand, L’Étrat, Sorbiers, La Tour-en-Jarez, La Talaudière, Villars, Saint-Priest-en-Jarez, Saint-Jean-Bonnefonds, Saint-Genest-Lerpt, Roche-la-Molière et de quelques hameaux de la commune de la Fouillouse. Soit un total de 118 000 abonnés.

Oélie,  nouvel exploitant pour le bassin du Furan

Sur ces communes, les contrats arrivent à échéance en octobre 2022 sur le périmètre du bassin du Furan. Après avoir décidé de la délégation du service en janvier 2021, la Métropole a lancé un nouvel appel d’offres. Au terme des négociations, le groupe SAUR, a été choisi. Il pilotera une nouvelle marque : « Oélie, l’eau de Saint-Étienne Métropole« . Le nouveau contrat, qui entrera en vigueur le 1er octobre 2022 pour 13 ans, a été signé officiellement lundi 9 mai.

Oélie l'eau de Saint-Etienne Métropole

Quels sont les bénéfices pour les usagers ?

Le nouvel exploitant s’est engagé à généraliser la télérelève des compteurs. Finies donc, les factures sur la base d’estimations : elles seront désormais établies en fonction de la juste consommation des usagers. Les plages horaires du service consommateurs seront élargies, notamment au samedi matin et des mesures d’accompagnement sont prévues pour les abonnés en situation de précarité. Mais un des grands bénéfices, c’est le prix !

Saint-Étienne, première grande ville où le prix de l’eau est le plus bas

L’offre du nouvel exploitant permet à Saint-Étienne Métropole de maintenir le prix de l’eau pratiqué sur la commune de Saint-Étienne, qui est le plus bas des 40 plus grandes villes de Métropole. Tout en offrant aux usagers les nouveaux services précisés ci-dessus. Sur les 12 autres communes, où sont pratiqués des tarifs supérieurs, le prix de l’eau va progressivement baisser pour converger vers celui de Saint-Étienne.

Prix de l'eau dans les grandes villes de France

Une grande ambition en matière de développement durable

En outre, des objectifs ambitieux sont imposés au nouvel exploitant : amélioration des rendements, baisse des consommations d’énergie électrique, réduction des émissions de gaz à effet de serre, protection de la biodiversité, insertion par l’emploi et égalité des chances… Ce nouveau contrat est aussi l’occasion de déployer les actions de développement durable voulues et conduites par la Métropole.

Un courrier personnalisé, des permanences dans les communes

Le nouvel exploitant prendra le relais du précédent. Les usagers concernés seront informés individuellement des coordonnées du nouvel exploitant. Une plateforme téléphonique sera mise en place et des permanences seront organisées en mairie des communes concernées pour répondre à toutes les questions.

Saint-Étienne Métropole vous amène l’eau au robinet

Savez-vous d’où vient votre eau potable ? À l’échelle de la Métropole, notre eau potable vient de ressources différentes, principalement des barrages (au nombre de 13), mais aussi, plus à la marge, de sources. L’eau potable relevait hier de la compétence  des communes qui  exploitaient directement les équipements ou avaient décidé d’en confier la gestion à des prestataires dans le cadre de contrats spécifiques. La Métropole a repris tous ces contrats en 2016, comme le veut la loi.

11800 foyers concernés par le contrat d'eau potable
1112 km de réseaux d'eau potable

Un délégataire très contrôlé

La délégation de service public consiste à confier à un opérateur une mission de service public, afin de bénéficier de ses moyens et de son expertise.
La collaboration s’organise dans le cadre d’un contrat où les obligations du délégataire sont fixées par la collectivité. C’est l’organisation choisie par Saint-Étienne Métropole, pour l’alimentation en eau potable du bassin du Furan.
Ainsi, la Métropole garde un contrôle absolu sur le service rendu. « Le cahier des charges sur la base duquel l’exploitant a été retenu est le résultat de trois ans de travail de la part de nos services. Il est à la fois exigeant et pertinent », salue
le président de Saint-Étienne Métropole, Gaël Perdriau. Les éléments sur lesquels s’est engagé le nouvel exploitant, et qui ont justifié son choix, seront contrôlés par les élus et les agents de la Métropole tout au long des 13 ans et demi du contrat.
Deux fois par an, un comité de suivi réunira l’ensemble des maires des communes concernées sous la présidence de Bernard Bonnet, vice-président en charge de la compétence eau potable. Enfin, les résultats de l’activité de l’exploitant figureront
au rapport « Prix et qualité du service » présenté annuellement au Conseil métropolitain.